Histoires de cas

Léa, 1 an.

LéaLéa a 15 mois. À chaque visite médicale de routine, le pédiatre assure les parents qu’elle est en excellente santé. Elle prend du poids et grandit bien. Elle n’est pas souvent malade.

Les parents sont toutefois un peu inquiets lorsqu’ils consultent les manuels destinés aux parents : Léa ne semble pas se développer aussi rapidement qu’elle le devrait. Elle n’a jamais aimé être mise à plat ventre. Elle préfère être couchée sur le dos ou assise lorsqu’elle joue. Elle ne rampe pas et ne marche pas à quatre pattes. Par contre, elle commence à essayer de marcher. Elle prend appui sur les meubles pour se relever de la position assise et peut faire quelques pas lorsque ses mains sont tenues par l’adulte. Léa boit bien son lait et mange bien les purées préparées par ses parents. Par contre, elle n’aime pas manger de petits morceaux et refuse les repas qui sont écrasés à la fourchette. L’entrée à la garderie est prévue dans quelques semaines. Les parents craignent que ce retard de développement moteur n’interfère avec le fonctionnement à la garderie.

Sous les recommandations du pédiatre, les parents de Léa choisissent de consulter en ergothérapie. Par le biais de quelques rencontres en clinique, l’ergothérapeute évalue le fonctionnement de Léa et propose aux parents des stratégies concrètes pour mieux stimuler le développement global.
Mathis, 3 ans.

MathisMathis a toujours été un bébé calme et magnifique, en très bonne santé. Il a marché très tôt, mais son langage s’est développé tardivement. Vers l’âge de 2 ans, les parents et les éducateurs du CPE ont commencé à s’inquiéter du retard de langage et des crises fréquentes.

Mathis a maintenant trois ans. Il vient tout juste d’être diagnostiqué avec un trouble envahissant du développement (TED) / trouble du spectre autistique (TSA) par une équipe de spécialistes d’un grand hôpital pour enfants. Les parents de Mathis sont encore sous le choc de l’annonce du diagnostic et ils sont actuellement sur une liste d’attente pour l’obtention de services en centre de réadaptation. Ils se sentent impuissants et ne savent plus comment gérer les crises de plus en plus fréquentes de Mathis. Ils ne comprennent pas les comportements souvent bizarres de Mathis, qui tourne sur lui-même, qui refuse la plupart des aliments et qui mord souvent ses camarades. Ils aimeraient mieux comprendre leur fils pour mieux l’aider. Les intervenants du CPE ont aussi épuisé leurs ressources. Ils voudraient aider Mathis à mieux s’intégrer dans la routine du groupe, mais ne savent pas par où commencer.

Les parents de Mathis décident de consulter en ergothérapie. Dès la première rencontre en clinique, les difficultés sont identifiées et des stratégies concrètes sont proposées aux parents pour faciliter le quotidien et pour stimuler le développement global de Mathis. Après quelques séances en clinique avec Mathis et ses parents, les intervenants du CPE sont aussi rencontrés et des stratégies leur sont proposées. Mathis est suivi régulièrement en clinique, ce qui permet à l’ergothérapeute de réévaluer les besoin d’ajuster les recommandations pour la maison et le CPE.

Rémi, 5 ans.

RémiRémi vient tout juste d’avoir 5 ans et fréquente depuis quelques semaines la maternelle. Il aime être avec ses camarades et s’amuse beaucoup lors des jeux en groupe. Il respecte bien les consignes. Il est apprécié de ses pairs pour sa grande imagination et son sens de l’humour.

Rémi a toujours été un petit garçon actif et rapide. Tellement rapide qu’il a commencé à marcher à 9 mois, sans jamais faire de marche à 4 pattes. Il a toujours préféré les activités sportives aux activités de dessin et de bricolage. À l’école, l’enseignante remarque que Rémi est malhabile avec les crayons et les ciseaux. Il change parfois le crayon de main lorsqu’il dessine. Rémi semble être de plus en plus conscient de ses difficultés. Dans ce contexte, les parents et l’enseignante craignent que les difficultés de motricité fine n’interfèrent avec les apprentissages. Déjà, les activités de pré-écriture sont très difficiles.

Tel que recommandé par l’enseignante, les parents viennent consulter en ergothérapie. Les deux premières rencontres sont consacrées à une évaluation du fonctionnement de Rémi, à travers des observations cliniques, des tests standardisés et des discussions avec les parents et avec l’enseignante. Une fois les difficultés bien identifiées, des recommandations concrètes sont formulées aux parents et à l’enseignante, autant en termes d’activités de stimulations que de stratégies d’adaptation.
Paul, 8 ans.

PaulLes journées de Paul se suivent et se ressemblent. À l’école comme à la maison, Paul est maladroit. Depuis qu’il est tout petit, il manque de coordination. Il tombe souvent, il échappe les objets qu’il manipule et est très malhabile dans les sports.

À l’école, Paul a beaucoup de difficultés à organiser son temps et son matériel. Son écriture est difficilement lisible. Paul est souvent le dernier à arriver dehors à la récréation parce qu’il lui faut beaucoup de temps pour enfiler ses vêtements d’extérieur. Il est aussi choisi en dernier dans les équipes de ballon-chasseur parce que tous les camarades savent qu’il est malhabile. Paul a beaucoup d’amis et est bien accepté de ses camarades parce qu’il fait souvent le clown en classe. Par contre, il est de plus en plus conscient de ses difficultés et commence à présenter des signes d’anxiété. Il lui arrive de plus en plus souvent de prétexter des maux de ventre le matin avant d’aller à l’école.

Suite à la recommandation du pédiatre, les parents consultent en ergothérapie et il est convenu qu’une évaluation du développement de Paul est indiquée. L’évaluation se déroule sur trois séances en clinique et permet de mettre en évidence des difficultés d’ordre praxique. En se basant sur l’évaluation fonctionnelle faite en ergothérapie, le pédiatre est en mesure de diagnostiquer une dyspraxie. Paul et ses parents sont soulagés de constater qu’il existe une explication clinique à ses difficultés. Un plan d’intervention est mis en place à l’école à partir, notamment, des recommandations faites en ergothérapie. Paul continue de faire l’objet d’un suivi régulier en clinique, qui permet la mise en place de solutions concrètes pour faciliter son quotidien et ses apprentissages.

Clara, 14 ans.

ClaraClara est une adolescente en bonne santé qui a plein d’amis et qui excelle à l’école, dans les sports et dans ses cours de musique. Plusieurs diront que Clara a tout pour elle, ce qui ne l’empêche pas d’être très anxieuse et de craindre constamment l’échec. Les activités parascolaires et les devoirs occupent presque toutes les soirées de Clara, qui utilise internet pour rester en contact avec ses amis. Clara reste souvent connectée jusqu’à 23h00 ou minuit, et doit se lever très tôt le lendemain pour l’école. Elle est de plus en plus fatiguée. Avec ses parents, elle est souvent irritable et d’humeur maussade. Depuis quelques temps, il lui arrive même d’avoir des crises de colère. L’anxiété et la fatigue commencent à paraitre dans les résultats scolaires. On parle même de difficultés d’attention. Les parents ne reconnaissent plus leur fille.

Clara et ses parents choisissent de consulter en ergothérapie. Lors de la première rencontre, le déséquilibre important au niveau de l’horaire occupationnel est identifié et les symptômes de stress sont mis en évidence. Au cours des rencontres subséquentes, des stratégies sont données à Clara pour l’aider à mieux organiser son temps et à mieux dormir. Clara apprend aussi des techniques pour mieux gérer son stress. Des outils sensoriels sont utilisés pour aider Clara à demeurer plus attentive en classe et à la maison, lors de la période des devoirs et des leçons.

William, 20 ans

WilliamWilliam est un jeune homme brillant. Il vient de débuter sa première session de cours dans le cadre d’un programme universitaire d’ingénierie. William a toujours eu de la difficulté à écrire lisiblement. Au secondaire et au CEGEP, il remettait la plupart de ses travaux à l’ordinateur. À l’université, il doit prendre de plus en plus de notes écrites et est contraint de rédiger certains de ses examens et travaux à la main. Ses difficultés d’écriture manuscrite le pénalisent dans ses apprentissages, notamment parce qu’il manque de temps ou que ses réponses sont illisibles lors des examens.

Suite à la recommandation d’in intervenant du bureau de santé de l’université, William nous contacte pour une consultation en ergothérapie. Une évaluation de ses aptitudes permet de mettre en évidence des difficultés significatives d’intégration visuo-motrice et de coordination motrice qui expliquent bien les défis lors de l’écriture. Des stratégies ergonomiques sont formulées et l’utilisation d’un ordinateur portable lors des examens est recommandée.

Mathieu, 28 ans.

MathieuMathieu a rapidement gravi les échelons de l’entreprise où il travaille. À 28 ans, il est cadre et a plusieurs employés sous sa responsabilité. Depuis la restructuration de l’entreprise, la charge de travail est devenue plus grande. Mathieu a été contraint d’abandonner plusieurs de ses activités sociales et de loisir parce que son travail monopolisait tout son temps et son énergie. Pour être fonctionnel au travail, il carburait au café et aux boissons énergisantes. Il a cessé d’aller au gym par manque de temps et de motivation. Les nombreuses heures travaillées ont amené des tensions au sein de son couple, amenant Mathieu à passer encore plus d’heures au bureau. Depuis quelques mois, Mathieu avait des difficultés de concentration et une bronchite qui refusait de guérir. Il pleurait presque à tous les soirs en arrivant à la maison.

Sous les recommandations de sa famille et sa conjointe, Mathieu a finalement accepté d’aller consulter un médecin, qui a diagnostiqué un épuisement professionnel. Mathieu n’arrive pas à croire qu’il est de ceux qui souffrent d’un burn-out. Il passe le plus clair de son temps à dormir, à surfer sur internet et à regarder la télévision. Il ne sort pas beaucoup de chez lui et ne fait pas d’activité physique. Il prend du poids. Il se plaint de difficultés importantes de concentration et de mémoire et craint de ne pas être en mesure de reprendre ses tâches de travail.

Le gestionnaire responsable des remboursements d’assurance-invalidité de Mathieu nous contacte et nous demande d’élaborer un programme d’interventions visant une réactivation progressive et éventuellement un retour au travail. Mathieu est rencontré en clinique et des objectifs de réactivation sont identifiés. À travers les interventions faites en clinique et l’utilisation d’un journal de bord, Mathieu apprend à réajuster ses habitudes de vie et à améliorer sa forme physique et ses aptitudes cognitives. En gérant mieux son stress et en reprenant confiance en ses capacités, Mathieu peut entamer un processus de retour au travail progressif.

Sylvie, 34 ans

SylvieSylvie travaille comme chargée de projet en infographie dans une agence publicitaire. Elle utilise l’ordinateur pour la plupart de ses tâches de travail. Depuis quelques mois, elle se plaint d’une douleur au cou et à l’épaule qui s’intensifie vers la fin des journées de travail. Depuis quelques semaines, la douleur est plus importante. Sylvie a même été contrainte de cesser ses activités sportives comme le vélo et le badminton. Elle a par ailleurs de plus en plus de difficultés à trouver une position confortable de sommeil. Les patrons de Sylvie commencent à remarquer une baisse de concentration et de productivité au travail.

Le responsable des ressources humaines de l’employeur décide de demander l’avis d’un ergothérapeute sur le poste de travail de Sylvie. Dans un premier temps, l’ergothérapeute se rend chez l’employeur et procède à une analyse ergonomique du poste de travail informatique. Des ajustements sont faits au niveau de la chaise, de la tablette et de l’écran. L’utilisation d’une souris adaptée est par ailleurs recommandée. Dans un deuxième temps, Sylvie est rencontrée en clinique. Des exercices légers d’étirement de la zone douloureuse lui sont démontrés et des stratégies concrètes de gestion de la douleur sont enseignées.

André, 42 ans

AndréAndré a toujours été un homme fort, travaillant et en forme. Il travaille depuis plus de 20 ans comme mécanicien. En effectuant des réparations sur la toiture de son domicile, André a chuté et a subi une contusion importante au genou et un choc à la colonne qui a causé une hernie discale lombaire. Il est en arrêt de travail depuis. Les médecins ne souhaitent pas l’opérer et traitent la douleur avec de la médication et des infiltrations. André est par ailleurs suivi en physiothérapie. Il note des améliorations de sa condition, mais allègue toujours des douleurs importantes au dos et au genou. Il a laissé tomber plusieurs de ses activités de loisirs et ne participe que très peu aux tâches domestiques à la maison. Il prend du poids et est de moins en moins en forme. Il craint de ne pas être en mesure de reprendre ses tâches de travail.

Le gestionnaire responsable des remboursements d’assurance-invalidité nous contacte et nous demande d’élaborer un programme d’interventions visant une meilleure gestion de la douleur et le développement des capacités fonctionnelles physiques en vue d’un éventuel retour sur le marché du travail. Les capacités, limitations et besoins d’André sont évalués en clinique et des interventions débutent en parallèle avec un programme adapté de remise en forme en centre de conditionnement physique.

Louise, 56 ans

LouiseLouise est une épouse et mère de famille accomplie. Ses enfants sont maintenant adultes et ont quitté le domicile familial il y a quelques années. Louise travaille depuis plus de 30 ans comme infirmière dans un centre hospitalier.

Il y a quelques années, depuis le début de la ménopause, elle a commencé à présenter une grande fatigue et des douleurs diffuses à la colonne, aux bras et aux jambes. Les douleurs sont devenues telles qu’elle a récemment été contrainte de cesser de travailler. Après de nombreuses investigations médicales, le médecin a diagnostiqué de la fibromyalgie avec syndrome de fatigue chronique. Louise prend une importante médication, mais les douleurs sont toujours importantes. La fatigue persistante l’empêche de s’adonner aux activités de loisirs qu’elle avait l’habitude de pratiquer et la limite aussi dans les activités de la vie quotidienne, même les plus banales. Louise peut à peine se laver les cheveux et se coiffer. Elle est fatiguée après avoir préparé un café alors qu’elle était auparavant une cuisinière accomplie. Dans ce contexte, elle s’inquiète de sa santé et de son avenir. Elle craint de ne plus jamais être en mesure de retourner au travail.

Le gestionnaire responsable des remboursements d’assurance-invalidité nous contacte et nous demande d’évaluer les capacités actuelles de Louise et de formuler des recommandations pour optimiser ses capacités et son autonomie. À travers les interventions en clinique, Louise pourra apprendre à mieux gérer sa douleur et son énergie et à réorganiser son quotidien en fonction de sa condition. Lorsqu’elle aura retrouvé un meilleur niveau d’énergie, elle pourra réintégrer progressivement des tâches de travail adaptées.

Cécile, 82 ans.

CécileCécile est une femme de tête, veuve depuis une quinzaine d’années, et a toujours été très indépendante dans ses activités. Elle participe à plusieurs activités de loisirs avec ses amis. Elle souffre d’un peu d’hypertension, mais est autrement en bonne santé. Il y a quelques semaines, elle a chuté sur le plancher de la cuisine alors qu’elle s’affairait à préparer son petit déjeuner. Heureusement, Cécile n’a eu aucune fracture. Seulement quelques ecchymoses.

Ses enfants s’inquiètent de cette chute, qui aurait pu avoir des conséquences plus graves. Ils sont d’autant plus inquiets qu’ils remarquent depuis quelques mois que leur mère a un moins bon équilibre. Ils veulent prévenir la perte d’autonomie. Ils souhaiteraient que le domicile de leur mère soit plus sécuritaire et mieux adapté à ses besoins, autant pour prévenir les chutes que pour offrir une stratégie sécuritaire en cas de chute.

Avec l’accord de Cécile, les enfants de cette dernière nous contactent. L’ergothérapeute se rend au domicile de Cécile et évalue son fonctionnement dans les activités de la vie quotidienne. Des recommandations verbales sont formulées et des adaptations mineures du domicile sont suggérées. L’ergothérapeute accompagne la famille à travers le choix, l’installation et l’utilisation d’aides techniques, notamment des barres d’appui dans la salle de bain. Les différents systèmes de sécurité adaptés aux besoins de Cécile (boutons panique en cas de chute) sont aussi étudiés avec la famille.